27.04.2022 Human Ressources Talents

Le Luxembourg perd-il en compétitivité ?

Human resources

L’augmentation du salaire minimum en Allemagne et la flambée des prix de l’énergie inquiètent les entreprises luxembourgeoises.

L’Allemagne creuse l’écart 

En début d’année, le gouvernement d’Olaf Scholfz avait annoncé une hausse du salaire minimum en Allemagne dès le mois d’octobre : 12€ de l’heure contre 9,82 actuellement. Selon les chiffres communiqués par le Ministère du Travail, un travailleur sur cinq serait concerné par cette nouvelle réforme.

Si le salaire minimum allemand reste toutefois inférieur au luxembourgeois (fixé à 16,0465€ de l’heure pour les travailleurs qualifiés et 13,37 pour les non qualifiés), notamment après retenue d’impôts, l’écart se creuse… De quoi inquiéter les entreprises luxembourgeoises qui emploient régulièrement des frontaliers allemands au salaire social minimum non qualifié, notamment dans la construction, l’hôtellerie et la restauration.

La Fedil se veut toutefois rassurante et explique que si le Luxembourg perd en compétitivité salariale, il a bien d’autres attraits : allocations familiales, congés parentaux, soutien pour les études… A moins que la guerre en Ukraine et les prises de position de l’Union européenne ne viennent rebattre les cartes.

La flambée des prix du carburant accentue la difficulté du recrutement

Certains spécialistes s’inquiètent des conséquences de la guerre en Ukraine et de l’inéluctable flambée des prix de l’énergie sur le recrutement de travailleurs frontaliers.

Prenons l’exemple d’un salarié vivant à Trèves, sur la Moselle allemande, à 50 km de Luxembourg-ville : au vu de l’annonce du gouvernement allemand d’augmenter le salaire minimum, de l’inflation et de la flambée des prix du carburant (actuellement affichés au Luxembourg à 1,669€ pour le sans-plomb 95, 1,789 pour le sans-plomb 98 et à 1,763 pour le diesel), le trajet en vaut-il vraiment la peine ?

Une réflexion que pourraient bien partager les frontaliers français suite à la récente annonce du Ministère du travail d’augmenter le smic net mensuel, à compter du 1er mai.