30.09.2022 Human Ressources Farvest decrypt Talents Trends

Management horizontal : le nouvel alpha et oméga de l’entreprise ?

Writer Laura Campan
Conférence WOOP

Hier, la Maison du Savoir accueillait la nouvelle édition de la conférence WOOP – l’occasion pour la journaliste Audrey Pulvar de redéfinir les contours de la Tech, en compagnie de speakers d’exception.

Le contexte géopolitique et sanitaire actuel a inévitablement amené une forme de résilience dans notre quotidien – et celui de l’entreprise. Plus question de se retrouver sous la coupe d’un management vertical et dépassé, l’heure est à la reconnaissance et à une culture d’entreprise plus participative.

Bien loin du culte de la performance des années 80 et de l’image d’épinal du working man qui ne compte pas ses heures, les employés souhaitent désormais être reconnus à leur juste valeur et avoir le droit à l’erreur – sur le principe du test and learn. Mais cette nouvelle approche du management ne serait-elle pas en train d’élever un panthéon des loosers ?

Pour Fabrice Croiseaux, CEO d’InTech, les managers ne devraient pas redouter les erreurs de leurs équipes mais plutôt réfléchir à comment s’en servir pour mieux avancer. Les envies de liberté, de créativité et d’innovation qui nourrissent le management d’aujourd’hui ne sont pas compatibles avec la peur de l’échec. “Il est important de mettre en place une culture managériale, non pas qui fasse la promotion de l’erreur, mais qui permette aux salariés de ne pas en avoir peur. Il faut tout de même donner un cap et essayer de le garder”.

Pour Alexandre Pachulski, cofondateur de Talensoft & docteur en informatique, le terme de looser ne devrait pas être associé à l’échec – surtout si l’on tient compte des échecs qui ont jalonné le parcours des plus gros entrepreneurs que l’on admire aujourd’hui. L’occasion pour Alexandre de revenir sur sa rencontre avec des banquiers du mastodonte de la finance américaine, Goldman Sachs, qui lui avaient demandé de raconter ses échecs : “vous comprendrez bien qu’on ne va pas confier de l’argent à des gens qui n’ont rien raté puisque, par définition, ils n’ont rien essayé. Et on ne risque pas de gagner de l’argent si on n’essaye rien.”

Mais malgré les efforts déployés ces dernières années pour un management plus horizontal, Audrey Pulvar relève la question des burn-outs – qui semblent être le nouveau mal du siècle.

En effet, si le management est souvent synonyme de réussite dans l’imaginaire collectif, il exerce une pression sur les personnes qui souhaitent y accéder (ou y sont déjà) et entraîne inévitablement de nombreux burn-outs. Et s’il suffisait de démystifier l’image que l’on se fait du management et accepter que la réussite ne passe pas toujours par une promotion en interne mais par le développement de son expertise ou encore sa contribution pour le collectif ?