18.05.2022 Human Ressources Luxembourg

Travailler 10 ans au Luxembourg pour y toucher la retraite : mythe ou réalité ?

Retraite

Que ce soit autour d’un verre entre amis ou à la pause café au bureau, qui n’a pas déjà entendu parler des fameux 10 ans de cotisations obligatoires au Luxembourg pour y toucher la retraite ? Retour sur une idée bien ancrée dans l’inconscient collectif.

Les clichés sur la retraite luxembourgeoise semblent avoir la vie dure et pour cause : dans un pays au caractère multi-juridictionnel où se côtoient frontaliers allemands, belges, français et résidents luxembourgeois à longueur de journée, pas facile de s’y retrouver. Nombreux sont ceux à s’être demandé combien d’années il fallait travailler pour toucher la retraite au Luxembourg… Et si la mise en garde des 10 ans de cotisation n’était finalement qu’une maladresse de communication ?

Selon la Caisse nationale d’assurance pension (CNAP), la pension peut être touchée dès 65 ans (contre 62 en France), à condition d’avoir cotisé sur une période minimum de 120 mois, non pas au Luxembourg uniquement mais en Europe (ou dans tout autre pays ayant passé un accord avec le Luxembourg, comme la Suisse ou encore l’Islande).

De quoi rassurer les frontaliers et les résidents de passage qui envisagent éventuellement de poursuivre leur carrière ailleurs… A moins que le Luxembourg ait d’autres cartes à jouer :

– le premier exemple qui nous vient en tête, notamment lorsqu’on considère que les politiques français s’écharpent constamment sur le sujet : l’indexation automatique des pensions sur l’inflation cumulée dès que celle-ci atteint 2,5% de l’indice du coût de la vie (= prix à la consommation) ;

– le deuxième et pas des moindres : le montant de la pension minimum fixé à 2 035,19€ bruts / mois pour toute personne ayant cotisé 40 ans au Luxembourg (même si le rapport publié par le CNAP en début d’année rappelle qu’il existe également un plafond maximum de 9 422,19€).

Le Luxembourg reste donc une place privilégiée en Europe pour y effectuer sa carrière, aussi bien pour les conditions de travail et de traitements qu’il propose que pour les valeurs de diversité qu’il défend.